Nous partons à 4h00 du matin, et finissons donc la nuit dans le bus ! Nous ne nous sentons pas très bien, certainement l'altitude... ou l'absence de petit déjeuner... voire les deux. Arrêt à Cruz del condor. C'est soi-disant un point de vue sensationnel pour admirer les condors. Nous n'en verrons en fait qu'un, et encore, de très loin ! Nous en profitons pour acheter à une marchande en costume traditionnel des biscuits à la coca. Ils ne sont pas très bons, mais au moins, ça nous rassasie et la coca est un bon remède pour combattre le mal des montagnes. Nous déjeunons à Cabanaconde où nous faisons la connaissance de nos compagnons de trek : un Anglais qui parle comme un Texan ayant été élevé au Kansas par une mère irlandaise (en tout et pour tout, nous n'arriverons pas à échanger plus de vingt mots avec lui), un couple d’Australiens et notre guide Pepe. Il y a de la soupe en entrée et une infusion « maison » à la fin du repas. A la sortie, nous croisons un enterrement rythmé par El condor pasa : ce n'est donc pas qu’une musique de touristes...

La descente
Tout au long de la descente vers San Juan – un kilomètre de dénivelé, la vue est magnifique, l'état de mes genoux l'est moins. Après avoir serpenté le long des courbes de la montagne durant 3h30, nous atteignons avec soulagement le fond de la vallée. C'est sous une pluie battante (ouf, elle nous avait épargné jusque là) que nous rejoignons notre « hôtel » : la chambre est une hutte éclairée à la bougie, les toilettes et la douche sont communes. Cette dernière est sommaire mais l'eau y est chaude et agréable après tant d'efforts ! Le soir, nous dînons dehors dans un froid glacial (ok, j'exagère un petit peu). Il y a de la soupe en entrée et une infusion « maison » à la fin du repas. Nous nous couchons à 21h00 avec dix heures de sommeil réparateur en perspective.
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