Ce matin au petit déjeuner, nous avons eu des crêpes fourrées à la pomme, la banane et une substance bizarre style caramel, beurre de cacahuète ou je-ne-sais-quoi. En fait c'est de la confiture de lait : dulce de leche apprendrons-nous une fois rentrés à Paris. Contrairement à la descente de la veille, et à la montée du lendemain, cette journée s'annonce facile, sous un magnifique soleil de surcroît. Sur la route, nous dégustons toutes sortes de fruits – poire, figue de barbarie, autres variétés étranges et inconnues ressemblant à l’avocat, au coton... Et là, c'est le drame : une demi-heure de montée éprouvante suffit à me mettre sur les rotules ! Après ce bref mais violent intermède, nous traversons de jolis petits villages de moins de soixante âmes et croisons quelques convois de mules – seul moyen de locomotion dans la vallée – et nous arrêtons dans un minuscule musée.

Nous y dégustons une autre boisson nationale : la chicha, une bière de maïs, spéciale, mais pas mauvaise. A signaler aussi une halte dans un dispensaire – le seul de toute la vallée – car l'Anglais souffrait d’un terrible mal de crâne, guéri par une bonne piqûre dans les fesses. Arrivés à l'oasis de Sangalle pour le déjeuner, Pepe nous cuisine une spécialité d'Arequipa : un avocat avec une préparation composée d'oignons, de tomates, de petits pois, etc. ... Malgré un contentieux avec l’ingrédient principal, il faut avouer que nous nous régalons, et ce, sous les yeux d’un autre groupe dépité d’avoir eu droit à un plat bien moins bon. Pour le reste, il y a de la soupe en entrée, et une infusion « maison » à la fin du repas.

Après nous être restaurés, nous voulons prendre un bain à la piscine mais y renonçons car l'eau est bien trop froide. L'« hôtel » se révèle encore plus spartiate que le précédent, il n'y a pas du tout de lumière, mais heureusement nous sommes équipés : la lampe frontale achetée avec beaucoup d’hésitation était donc un bon investissement. Au dîner, Pepe nous concocte des spaghettis au thon façon bolognaise. Il y avait de la soupe en entrée, ras le bol, je refuse d'en boire une goutte de plus ! Il y avait une infusion « maison » à la fin du repas, ras le bol, elle refuse d'en boire une goutte de plus ! Cette plongée dans la vallée est indéniablement l'occasion de manger comme les paysans locaux : soupe et infusion à tous les repas !!!
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