jeudi 25 juin 2009

Jour 10 : samedi 17/01

Cusco
Selon la légende, Manco Capac, le premier Inca serait sorti des eaux du lac Titicaca avec un sceptre d'or : là où le sceptre s'enfoncerait aisément, il devrait fonder la capitale de son empire. Ainsi fut fondée Cusco.
Nous débutons notre visite de cette ville historique en nous dirigeant vers la plaza de armas où flottent de nombreux drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole des Incas.


Les ruelles sont bordées de vestiges de murs incas, avec des pierres magnifiquement taillées dont la plus célèbre est la pierre aux douze faces. Deux guides d’une quinzaine d’années nous montrent les pierres remarquables (pas faciles à détecter) et nous font admirer la technique sans faille des Incas. Ces murs ont plus de cinq cents ans et sont toujours debout, malgré les nombreux séismes qui ont secoué la région – contrairement aux églises espagnoles, reconstruites quatre ou cinq fois. C'est encore grâce à nos petits guides que nous pourrons voir un signe étonnant : sur un des murs, certaines pierres dessinent – quand on sait comment les regarder – un puma, qui est aussi la forme de la ville. En effet, le neuvième Inca donna à sa capitale la forme d'un puma dont Saqsaywaman (site que nous visiterons par la suite) constitue la tête.


Par la suite, nous visitons Qorikancha, – cours d'or en quechua – un temple reconverti en couvent par les Espagnols. C'est un site étonnant où sont entremêlés ruines incas et symboles chrétiens.

Nous déjeunons dans un restaurant – Sumaq Misky – associant cuisine traditionnelle et moderne. Sa spécialité est le « Big Pac » : un hamburger d'alpaga.
L'après-midi, nous visitons le musée inca (très sympathique même si l'on a oublié ce qu'il y a dedans), achetons nos billets d’avion pour rentrer à Lima dans cinq jours (le paiement par carte est possible mais s’effectue encore au sabot) puis nous dirigeons vers le marché. Ce quartier est très différent du centre de Cusco qui est plutôt réservé aux Péruviens aisés et aux touristes. Ici, c'est beaucoup plus populaire. Nous pénétrons dans le marché : boucheries, étals remplis de légumes, queso, vêtements... A la sortie, je rencontre une vendeuse de gelatina rouge, là, sans hésitation, j'en prends une timbale à 5 soles – ceci dit je ne peux pas taire que deux jours plus tard, j'en ai vu à 0.50 soles... C'est d'une texture relativement bizarre – ça fait blup blup quand on le secoue, d'un goût relativement bizarre – indéfinissable, quoique que proche de la pseudo-grenadine qu'on trouve en France, et finira à la poubelle. Ce jour-là, j’ai vraiment fait ma B-A ! Le dîner – sandwich et pâtes Alfredo – ne restera pas dans les annales non plus.
Comme le restaurant, notre hôtel est situé dans le quartier de San Blas, très sympathique avec ses petites ruelles pavées. On y accède à partir de la plaza de armas en grimpant une rue escarpée. Comme nous ne sommes toujours pas habitués à l'altitude – Cusco est à plus de 3300 mètres – nous arrivons bien essoufflés en haut. Ajoutées à cela les migraines que nous ressentons de temps en temps (en particulier à Puno, point culminant du voyage avec 3800 mètres), on réalise que le mal des montagnes n’est pas une légende !

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