jeudi 25 juin 2009

Jour 12 : lundi 19/01

Chinchero et Moray
Deuxième jour dans la vallée sacrée. Nous prenons de nouveau un colectivo et descendons à Chinchero – petit village inca typique, lieu de naissance de l'arc-en-ciel selon les Incas.

Après avoir admiré ses petites ruines incas et sa petite église coloniale, nous reprenons un colectivo, direction Moray, notre prochaine étape. Pour s'y rendre, il faut s'arrêter à l'embranchement de Maras et, de là, prendre un taxi. Bizarrement, le bus ne s'arrête pas, jusqu'à ce que les passagers se mettent à hurler « Turistas, turistas »... C'est nous ! Complètement coincés au fond du bus, nous ne voyions pas la route et n'entendions pas les annonces faites à l'avant ! Grâce à cette intervention collective (c'est le cas de le dire), le chauffeur s'arrête et nous descendons en compagnie de deux touristes uruguayens avec qui nous partagerons le taxi – collectif lui-aussi comme nous le verrons rapidement. Au premier village traversé, hop, quatre Péruviens montent dans le coffre ! Après quelques kilomètres, nous arrivons à Moray. Le site était autrefois un laboratoire de cultures, il se présente sous la forme de deux ensembles de terrasses concentriques. Au milieu du plus grand des deux, une bande d'illuminés vêtus de blanc médite (on se croirait au sommet de la pyramide du Soleil à Téotihuacan).



D'Urubamba à Aguas Calientes
Pressés par le temps, nous décidons de faire l'impasse sur deux autres sites que nous pourrons visiter à notre retour du Machu Picchu. Le trajet entre Urubamba et Ollantaytambo est particulièrement désagréable. Je suis assis à l'arrière du minibus et me contorsionne sans savoir pour autant où mettre mes jambes. Il faut dire que je suis bien plus grand que la plupart des Péruviens ! Ma femme, quant-à elle, est à l'avant, juste derrière le conducteur, en face de deux adolescentes qui se régalent d'une nourriture en sachet non identifiée. C'est assez répugnant car c'est gras et ça se mange avec les doigts. Et quand c'est terminé, les deux filles jettent leur ordures par la fenêtre et s'essuient les mains sur la housse de la banquette – c'est plus rapide, gloussent-elles !
Au bout d'une demi-heure, notre calvaire prend fin :nous arrivons dans le petit village d'Ollantaytambo. Nous faisons le tour de la place à la recherche d'un restaurant. Celui que nous choisissons est au bord d'une petite rivière. Nous y mangeons un aji de gallina – émincé de poulet – et des brochettes d'alpaga avant de foncer prendre le train.
Celui-ci est minuscule car composé d'un seul wagon. Durant le trajet, une touriste se fait réprimander pour avoir jeté des bonbons par la fenêtre aux enfants venus mendier lors d'un arrêt pour aiguillage manuel.
Débarquement à Aguas Calientes : un marché à touristes puis... un immense bidonville.

Cette ville ne sert que de dortoir et de point de départ pour les touristes du Machu Picchu. Nous achetons nos tickets – entrée sur le site et bus – puis, sous un véritable déluge, partons à la recherche d'un hôtel. Celui que nous avions repéré, le Rupa Wasi, est affreusement cher mais après dix minutes de négociation, nous tombons d'accord sur un prix correct mais qui demeurera le plus élevé de tout notre séjour, et ce, pour une chambre totalement quelconque. Les restaurants s'avèrent tout aussi chers : nous y mangeons des spaghettis à la bolognaise accompagnés d'une Cuzqueña : la bière locale. Au moment de régler l'addition, nous constatons que c'est encore pire que ce que l'on croyait : le service n'est pas compris ! Cette ville n'est décidément pas comme les autres...

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